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Un télérupteur est un interrupteur commandé à distance, installé dans le tableau électrique, qui allume ou éteint un éclairage à chaque impulsion envoyée par un bouton-poussoir. Il sert à commander la même lumière depuis trois endroits ou plus, là où un va-et-vient s’arrête à deux.
C’est l’appareil des longs couloirs, des cages d’escalier et des grandes pièces à plusieurs portes. Il commande souvent une rangée de luminaires identiques, comme les 35 modèles de notre catégorie plafonniers à spots.
Quel est le rôle d’un télérupteur ?
Le télérupteur est un relais commandé par des impulsions électriques. Il possède deux états stables, ouvert ou fermé, et passe de l’un à l’autre à chaque impulsion. Vous appuyez une fois sur un poussoir, la lumière s’allume ; vous appuyez de nouveau, sur le même poussoir ou sur un autre, elle s’éteint.
Son intérêt est de multiplier les points de commande sans compliquer le câblage. Legrand le présente comme la solution pour allumer ou éteindre un éclairage depuis au moins trois endroits différents de la maison. Les boutons-poussoirs sont tous branchés de la même façon, en parallèle : ajouter un point de commande revient à ajouter un poussoir sur la ligne, sans toucher au reste.
Quelle différence entre un télérupteur, un interrupteur et un va-et-vient ?
Un interrupteur ordinaire coupe lui-même le courant de la lampe et reste dans la position où vous le laissez. Un va-et-vient relie deux interrupteurs à trois bornes par deux fils navettes, pour commander une lampe depuis deux endroits. Le télérupteur, lui, sépare la commande de la puissance : les poussoirs envoient seulement une impulsion, et c’est le contact du télérupteur, au tableau, qui alimente les lampes.
| Montage | Points de commande | Appareil au mur | Ce qui coupe la lampe |
|---|---|---|---|
| Interrupteur simple | 1 | Interrupteur, 2 bornes | L’interrupteur |
| Va-et-vient | 2 | Interrupteur va-et-vient, 3 bornes | Les deux interrupteurs, par les navettes |
| Va-et-vient avec permutateur | 3 ou plus | 2 va-et-vient et 1 permutateur par point ajouté | La chaîne des interrupteurs |
| Télérupteur | 3 ou plus | Boutons-poussoirs en parallèle | Le contact du télérupteur, au tableau |
Comment fonctionne un télérupteur ?
À l’intérieur se trouvent deux circuits séparés. Le circuit de commande comprend une bobine : quand vous appuyez sur un poussoir, le courant la traverse le temps de l’appui, elle se magnétise et fait basculer un mécanisme. Le circuit de puissance comprend le contact qui alimente les lampes : à chaque basculement, il passe d’ouvert à fermé, ou de fermé à ouvert, et y reste jusqu’à l’impulsion suivante.
C’est pourquoi un télérupteur se commande avec des boutons-poussoirs et jamais avec des interrupteurs. Un poussoir revient seul à sa position de départ dès qu’on le relâche, grâce à un ressort. Un interrupteur resterait fermé et laisserait la bobine alimentée en continu.
Électromécanique ou électronique
Le télérupteur électromécanique classique produit un « clac » bien audible à chaque commutation. Les modèles électroniques, sans pièce mécanique pour la commutation, sont silencieux : c’est le bon choix quand le tableau électrique est installé près d’une chambre.
Schéma de branchement d’un télérupteur
Le télérupteur se fixe sur le rail du tableau électrique, à côté du disjoncteur du circuit d’éclairage. Il présente quatre bornes : deux pour le contact de puissance, repérées 1 et 2, deux pour la bobine, repérées A1 et A2.
- Borne 1 : la phase qui sort du disjoncteur.
- Borne 2 : le départ vers les points lumineux, dont le neutre revient au disjoncteur.
- Une borne de bobine : le neutre.
- L’autre borne de bobine : le retour de l’ensemble des poussoirs, qui reçoivent eux-mêmes la phase en sortie du disjoncteur.
Attention au repérage de la bobine : il varie selon les fabricants. Dans son tutoriel, Legrand raccorde le neutre sur A1 et les poussoirs sur A2 ; d’autres schémas font l’inverse. Suivez toujours la notice du modèle que vous installez. Certains télérupteurs se câblent aussi en trois fils, avec le neutre amené aux poussoirs : Schneider indique par exemple que son télérupteur unipolaire 16406 se raccorde en trois ou quatre fils selon la position d’un sélecteur latéral.
Installer un télérupteur étape par étape
Le télérupteur se pose dans le tableau électrique : si vous n’avez jamais travaillé sur un tableau, faites appel à un électricien.
- Coupez le courant au disjoncteur d’abonné, vérifiez l’absence de tension et, si possible, verrouillez le disjoncteur pour que personne ne le réarme pendant l’intervention, comme le recommande Legrand.
- Clipsez le télérupteur sur le rail, à côté du disjoncteur du circuit d’éclairage.
- Raccordez les bornes selon le schéma : phase sur 1, départ éclairage sur 2, neutre et retour des poussoirs sur la bobine, dans l’ordre indiqué par la notice.
- Posez les poussoirs à chaque point de commande et reliez-les en parallèle.
- Remettez le courant et testez chaque poussoir : un appui allume, l’appui suivant éteint.
Côté luminaires, le télérupteur suit les règles de tout circuit d’éclairage. Selon Promotelec, un circuit d’éclairage compte au plus 8 points lumineux, protégés par un disjoncteur de 16 A, avec des conducteurs de 1,5 mm². Notre article combien de lampes par disjoncteur détaille ce calcul, et notre guide pour installer un luminaire au plafond explique le raccordement de chaque point lumineux.
Quels sont les différents types de télérupteurs ?
Le télérupteur unipolaire coupe un seul conducteur, en général la phase : c’est le modèle courant de l’éclairage domestique. Le bipolaire coupe la phase et le neutre à la fois. Les versions tripolaires et tétrapolaires servent en triphasé, rare dans un logement.
Pensez aussi aux poussoirs. Les modèles à voyant lumineux se repèrent dans le noir, mais Legrand conseille de se limiter à une quinzaine de points quand on en installe.
Comment savoir si un télérupteur est HS ?
Premier signe : plus aucun « clac » quand vous appuyez sur un poussoir, alors que le tableau est sous tension. Un claquement irrégulier, un bourdonnement ou un grésillement au moment de l’appui trahissent souvent une bobine usée. Enfin, un contact peut rester collé : la lumière ne s’éteint plus, quel que soit le poussoir.
Avant d’accuser le télérupteur, vérifiez qu’aucun poussoir n’est resté enfoncé. Le diagnostic complet passe par une mesure de tension aux bornes de la bobine au moment de l’appui, un travail à confier à un électricien.
Pour un couloir de passage, une autre option consiste à supprimer les poussoirs : un détecteur de mouvement allume à votre passage et éteint seul.
Quels luminaires installer sur un télérupteur ?
Un télérupteur commande en général plusieurs points lumineux branchés sur le même départ : c’est exactement ce qu’il faut pour une enfilade de plafonniers dans un couloir ou une série de suspensions dans un escalier. Les suspensions d’escalier et les suspensions pour couloir se prêtent bien à ces rangées. Pour aller plus loin, notre guide des styles de couloirs et de leur éclairage propose des idées selon la forme de la pièce, et celui du spot LED encastrable couvre la version intégrée au plafond.
Questions fréquentes sur le télérupteur
Quel est le rôle du télérupteur ?
Le télérupteur allume ou éteint un éclairage à chaque impulsion reçue d’un bouton-poussoir. Il permet de commander la même lumière depuis trois endroits ou plus, par exemple dans un long couloir ou une cage d’escalier. Installé dans le tableau électrique, il porte le contact qui alimente les lampes, tandis que les poussoirs se contentent d’envoyer l’impulsion.
Quelle est la différence entre un interrupteur et un télérupteur ?
Un interrupteur coupe lui-même le courant de la lampe et reste dans la position choisie. Un télérupteur est commandé par des boutons-poussoirs qui reviennent seuls en place : chaque appui envoie une impulsion qui fait basculer son contact. Le télérupteur se trouve dans le tableau électrique, l’interrupteur au mur.
Quelle est la différence entre un télérupteur et un va-et-vient ?
Le va-et-vient commande une lampe depuis deux endroits, avec deux interrupteurs reliés par deux fils navettes. Le télérupteur la commande depuis trois endroits ou plus, avec des boutons-poussoirs branchés en parallèle. Ajouter un point de commande est simple avec un télérupteur, alors qu’un va-et-vient demande un permutateur par point supplémentaire.
Comment savoir si le télérupteur est HS ?
Les signes les plus courants sont l’absence de « clac » quand on appuie sur un poussoir, un claquement irrégulier, un bourdonnement ou un grésillement pendant l’appui, ou un éclairage qui ne s’éteint plus. Vérifiez d’abord qu’aucun poussoir n’est resté enfoncé. Le diagnostic se fait en mesurant la tension aux bornes de la bobine : confiez-le à un électricien.
Quels sont les inconvénients du télérupteur ?
Il occupe une place dans le tableau électrique et impose des boutons-poussoirs à la place des interrupteurs. Les modèles électromécaniques produisent un claquement audible à chaque commutation, ce qui peut gêner si le tableau est proche d’une chambre ; les modèles électroniques sont silencieux. Les poussoirs à voyant sont à limiter à une quinzaine sur un même télérupteur.
Quels sont les différents types de télérupteurs ?
Le télérupteur unipolaire coupe un seul conducteur, en général la phase : c’est le modèle courant en maison. Le bipolaire coupe la phase et le neutre. Les versions tripolaires et tétrapolaires servent en triphasé. On distingue aussi les modèles électromécaniques, qui claquent à chaque commutation, et les modèles électroniques, silencieux.
Sources
- Promotelec, Combien de points lumineux peut-on mettre sur un disjoncteur 16 A ? promotelec.com
- Télérupteur, article encyclopédique. Wikipédia
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