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Un disjoncteur d’éclairage protège au maximum 8 points lumineux, qu’il soit de 10 A ou de 16 A. La norme NF C 15-100 impose aussi des fils de 1,5 mm² au minimum. Pour les spots et les rubans LED, on compte un point par tranche de 300 VA dans une même pièce : un seul circuit peut donc alimenter des dizaines de spots LED.
Vous ajoutez une applique, vous remplacez un plafonnier par une rampe de spots ou vous refaites l’éclairage de votre cuisine ? La même question revient : jusqu’à combien de lampes pouvez-vous brancher sur un même disjoncteur ? La réponse ne se calcule pas seulement en watts. Elle tient en quelques règles de la norme NF C 15-100, que nous détaillons ici avec des exemples concrets, notamment pour les spots, qui obéissent à un mode de calcul à part. Sur notre catalogue, 35 plafonniers sont équipés de spots : c’est le cas qui pose le plus de questions.
Combien de points lumineux par disjoncteur ?
La norme NF C 15-100 fixe des règles claires pour les circuits d’éclairage d’un logement neuf ou entièrement rénové :
- Nombre de points lumineux : 8 au maximum par circuit.
- Disjoncteur : 10 A ou 16 A, et jamais plus de 16 A.
- Section des fils : 1,5 mm² au minimum.
- Nombre de circuits : au moins 2 circuits d’éclairage par logement, un seul suffit dans un studio.
- Conducteur de protection : chaque circuit d’éclairage comporte un fil de terre.
Ces règles évitent la surcharge des conducteurs, limitent les conséquences d’un défaut et garantissent qu’une panne sur un circuit ne plonge pas tout le logement dans le noir.
Qu’est-ce qu’un point lumineux ?
La norme compte des points d’éclairage, c’est-à-dire des plafonniers, des appliques ou des prises commandées par un interrupteur. Elle ne compte pas des ampoules. Un lustre à cinq bras raccordé sur une seule boîte au plafond reste un plafonnier, donc un point. À l’inverse, deux appliques murales de part et d’autre d’un lit font deux points, même si elles s’allument avec le même interrupteur.
La prise commandée mérite une attention particulière : on l’oublie souvent dans le décompte. Elle alimente un lampadaire ou une lampe à poser qui s’allume depuis l’entrée de la pièce, et elle occupe l’une des 8 places du circuit.
Combien de lampes sur un disjoncteur 10 A ?
Avec un disjoncteur de 10 A, la limite reste la même : 8 points lumineux. La puissance ne devient une contrainte qu’avec des sources très gourmandes, comme certaines lampes horticoles. Un disjoncteur de 10 A laisse passer en théorie 230 V x 10 A, soit 2 300 W. Un disjoncteur de 16 A, 230 V x 16 A, soit 3 680 W.
| Disjoncteur | Puissance théorique | Points lumineux maxi | Section minimale |
|---|---|---|---|
| 10 A | 2 300 W | 8 | 1,5 mm² |
| 16 A | 3 680 W | 8 | 1,5 mm² |
Avec des ampoules LED qui consomment une dizaine de watts, huit luminaires restent très loin de ces valeurs. C’est donc le nombre de points, pas la puissance, qui limite un circuit d’éclairage moderne. La norme ne fixe pas de plafond de 1 400 W, contrairement à ce qu’indiquait une version précédente de cet article : la limite en puissance découle du calibre du disjoncteur, et la limite en nombre, des 8 points. Pour huit lustres garnis de vieilles halogènes, en revanche, l’addition des watts peut approcher la capacité d’un 10 A : faites alors le calcul avant de brancher.
Pour dimensionner, gardez de la marge : un circuit ne doit pas fonctionner en permanence au calibre de son disjoncteur.
Faut-il un disjoncteur de 10 A ou de 16 A pour l’éclairage ?
Les deux sont admis. Sur un circuit d’éclairage en 1,5 mm², la norme autorise un disjoncteur de 16 A au maximum, et le 10 A reste très répandu dans les logements. Il est donc faux de dire que le 16 A serait réservé aux prises de courant ou déconseillé pour l’éclairage dans le neuf : c’est le calibre maximal autorisé pour ce type de circuit, pas une exception.
Ce qui est interdit, c’est l’inverse : protéger un circuit en 1,5 mm² par un disjoncteur plus fort, 20 A par exemple. Le fil pourrait alors chauffer bien avant que le disjoncteur ne coupe. Si vous remplacez un disjoncteur, reprenez toujours le calibre adapté à la section du câble en place, et en cas de doute, faites vérifier le tableau par un électricien.
Combien de spots par disjoncteur ?
Les spots et les bandeaux lumineux ont une règle à eux. On ne les compte pas un par un : on compte un point lumineux par tranche de 300 VA installés dans une même pièce. Une rangée de spots encastrés dans une cuisine, ou un ruban LED sous les meubles, ne pèse donc qu’un point tant que sa puissance totale reste sous 300 VA.
Prenons une cuisine avec 12 spots LED de 5 W : 60 W au total, un seul point lumineux. Ajoutez un plafonnier au-dessus de la table et un ruban sous les meubles hauts de 30 W : le circuit compte trois points, il en reste cinq pour le reste du logement. Même raisonnement pour les plafonniers à spots : un plafonnier à six spots orientables reste un seul plafonnier. Pour le choix et la pose des spots, voyez notre guide du spot LED encastrable.
Deux précisions. La règle vaut pièce par pièce : des spots répartis dans trois pièces font au moins trois points. Et elle raisonne en voltampères, la puissance apparente. Pour une LED, cette valeur peut dépasser la puissance en watts inscrite sur l’emballage : gardez de la marge plutôt que de viser 300 tout juste.
Exemples de répartition dans un logement
Avec au moins deux circuits imposés, l’usage est de répartir l’éclairage par zones : les pièces de jour sur un circuit, les chambres et les pièces de nuit sur un autre. Si un disjoncteur déclenche, une partie du logement reste éclairée. Voici un exemple de décompte pour un appartement de trois pièces.
| Circuit | Pièce | Luminaires | Points lumineux |
|---|---|---|---|
| Circuit 1 | Séjour | 1 suspension, 2 appliques | 3 |
| Circuit 1 | Cuisine | 1 plafonnier, 10 spots LED de 5 W | 2 |
| Circuit 1 | Entrée | 1 plafonnier | 1 |
| Circuit 2 | Chambre 1 | 1 plafonnier, 2 appliques de chevet | 3 |
| Circuit 2 | Chambre 2 | 1 prise commandée | 1 |
| Circuit 2 | Salle de bain et couloir | 1 plafonnier, 1 applique miroir, 1 plafonnier | 3 |
Chaque circuit reste à 6 ou 7 points sur 8 : il reste de quoi ajouter une applique plus tard sans tirer de nouvelle ligne. Dans une salle de bain, l’emplacement des luminaires obéit en plus aux règles des volumes, que nous détaillons dans notre guide du luminaire de salle de bain.
Ajouter une lampe sur un circuit existant
Avant d’ajouter un luminaire, faites le décompte des points déjà présents sur le circuit. Coupez le disjoncteur concerné et notez tout ce qui s’éteint : plafonniers, appliques, prises commandées. Si le total atteint déjà 8, il faut un nouveau circuit, et donc une intervention dans le tableau électrique, à confier à un électricien.
Si le circuit a de la place, le raccordement se fait en parallèle, hors tension, avec des connexions logées dans une boîte : notre guide pour brancher plusieurs lampes sur une arrivée électrique détaille la méthode, et celui pour installer un luminaire au plafond couvre la fixation. Pour commander un même éclairage depuis deux endroits, voyez le va-et-vient ; au-delà, depuis trois points ou plus, le télérupteur.
Enfin, passer aux luminaires LED ne libère pas de places sur le circuit : un plafonnier LED compte toujours pour un point. En revanche, il réduit fortement la puissance appelée, ce qui laisse une large marge au disjoncteur.
Questions fréquentes sur le nombre de lampes par disjoncteur
Combien de lampes peut-on brancher sur un disjoncteur de 10 A ?
Jusqu’à 8 points lumineux, comme sur un 16 A : c’est le nombre de points qui limite un circuit d’éclairage, pas le calibre. Un point peut être un plafonnier, une applique ou une prise commandée, quel que soit son nombre d’ampoules. En puissance, un 10 A supporte en théorie 2 300 W, une marge très large avec des LED.
Faut-il un disjoncteur de 10 ou 16 A pour les lampes ?
Les deux sont conformes. La norme NF C 15-100 fixe un maximum de 16 A pour un circuit d’éclairage câblé en 1,5 mm², et le 10 A reste très courant. Choisissez selon la consommation du circuit en gardant de la marge. Ne montez jamais au-delà de 16 A sur des fils de 1,5 mm² : le câble chaufferait avant que le disjoncteur ne coupe.
Combien de spots LED sur un disjoncteur 16 A ?
Les spots ne se comptent pas un par un : on compte un point lumineux par tranche de 300 VA installés dans une même pièce. Douze spots LED de 5 W dans une cuisine ne font donc qu’un seul point. Un circuit garde 8 points au maximum, et la règle s’applique pièce par pièce : des spots répartis dans plusieurs pièces comptent au moins un point par pièce.
Pourquoi 8 points lumineux par circuit ?
C’est la limite fixée par la norme NF C 15-100 pour les logements, quelle que soit la puissance des lampes. Associée à l’obligation d’au moins deux circuits d’éclairage, elle répartit l’éclairage du logement : un défaut ou un disjoncteur qui déclenche n’éteint qu’une partie des pièces. Avec des LED, c’est presque toujours cette limite de 8 points qui est atteinte la première, bien avant la puissance maximale du disjoncteur.
Quelle différence entre point lumineux et lampe ?
Un point lumineux est un emplacement raccordé au circuit : un plafonnier, une applique ou une prise commandée. Une lampe, ou ampoule, est la source de lumière qu’il contient. Un lustre à cinq ampoules raccordé sur une seule boîte au plafond compte pour un point. Deux appliques commandées par le même interrupteur restent deux points.
Peut-on brancher 12 lampes LED sur un disjoncteur 10 A ?
Oui, si elles ne représentent pas plus de 8 points lumineux. Douze spots LED dans une même pièce, sous 300 VA au total, ne comptent que pour un point. Douze plafonniers ou appliques distincts, en revanche, dépassent la limite : il faut les répartir sur deux circuits, chacun protégé par son disjoncteur.
Sources
- Combien de points lumineux peut-on mettre sur un disjoncteur 16 A ?, 26 juillet 2023. Promotelec
- Qu’entend-on par points d’utilisation pour compter les prises par circuit ?, spots et bandeaux lumineux comptés par tranche de 300 VA dans un même local. Promotelec
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